Le domaine de la construction inclut les codes NAF 4120A (construction) et 4120B (construction d'autres bâtiments, notamment non-résidentiels comme ateliers et usines). Ce secteur, actif dans de nombreux pays, regroupe divers produits et services : préparation du terrain, fondations, murs, électricité, ventilation, revêtements et finitions. Certains éléments restent exclus des contrats, comme les travaux extérieurs ou certains services supplémentaires. Parmi les principaux acteurs figurent Vinci et Bouygues, leaders mondiaux des travaux publics et de grands projets d'infrastructure. Le CCCA-BTP joue un rôle majeur dans la formation aux métiers du bâtiment en France. L'EPA et les aménageurs de l'État assurent quant à eux la gestion et l'aménagement du territoire, en coordonnant les projets urbains et de développement.
D'après l'INSEE, en 2023, le chiffre d'affaires global du secteur de la construction était de 405 milliards d'euros. Toujours en 2023, il y avait 587 898 entreprises dans ce secteur d'activité. La majorité de ces entreprises étaient des MIC (microentreprises) et des PME (petites et moyennes entreprises). Toujours d'après l'INSEE, la même année, le secteur de la construction comptait 1 567 700 salariés. Bien que nous n'ayons pas trouvé de chiffres précis, d'après plusieurs sources, notamment l'UNICEM, le nombre d'emplois indirects créés par le secteur de la construction est environ 2 à 3 fois supérieur au nombre d'emplois directs de ce même secteur. Nous pouvons donc estimer le nombre d'emplois indirects du secteur de la construction entre 3 et 4 millions. D'après le gouvernement, le secteur de la construction représente 5% du PIB en France.
Le secteur de la construction connaît une baisse annuelle de croissance de 3,64 %. Au premier trimestre 2025, le coût de la construction atteint 2 146, en hausse de 1,80 % après une baisse de 1,63 %, ce qui ralentit la dynamique du secteur. La construction a été marquée par plusieurs crises : en 2008, la chute des investissements, la hausse du chômage et l'arrêt de nombreux projets ont entraîné une reprise lente. La crise du COVID-19 a provoqué l'arrêt des chantiers et une forte augmentation du coût des matériaux, bien que la reprise ait été plus rapide grâce aux politiques publiques. Ces politiques ont soutenu le secteur via des investissements dans les infrastructures, la rénovation énergétique et le logement. Aujourd'hui, la construction est en transformation grâce à des innovations comme le béton autoréparant, le bois lamellé-croisé ou l'aérogel. De nouvelles entreprises issues de secteurs innovants entrent sur le marché, tandis que d'autres en sortent en raison de difficultés économiques ou réglementaires.
Le secteur de la construction en France est atomisé. En effet, ce secteur est constitué d'un grand nombre de PME et de MIC. Cependant, il existe certaines grandes entreprises dans ce secteur comme Vinci ou Eiffage. De plus, il y a une forte concurrence dans ce secteur en raison du grand nombre d'entreprises qui est en constante augmentation et des prix compétitifs entre-elles. Il y a différentes barrières à l'entrée du secteur de la construction. Pour le capital, il faut un bon investissement pour le matériel de départ et les projets, de plus, les crédits et assurances peuvent être difficiles d'accès pour certaines petites entreprises. Il y a aussi des barrières au niveau des réglementation avec une grande présences de normes, par exemple pour la sécurité. Il faut aussi un permis de construire et certaines autorisations pour la construction. De nouvelles technologies comme la modélisation 3D ne sont pas accessibles pour certaines entreprises ce qui peut créer une barrière. Dans le secteur de la construction, les fournisseurs sont les entreprises qui fournissent en équipement et en matériaux. Les producteurs sont les entreprises de construction qui vont transformer les matériaux de construction en différentes infrastructures. Enfin, les distributeurs sont les personnes ou entreprises qui achètent les infrastructures.
Les parts de marché des principaux acteurs en France dans le secteur de la construction : En 2023, le chiffre d'affaires de ce secteur était de 405Mds€ et le chiffre d'affaires de Vinci en France était de 31.459Mds€, nous pouvons donc calculer la part de marché de Vinci en France. P = CAVinci / CAsecteur * 100 = 31.459 / 405 * 100 = 7.77% La part de marché de Vinci en France est donc de 7.77%. La politique joue un rôle majeur dans la construction grâce aux réglementations, subventions et mesures fiscales. Parmi les normes importantes figure la RT2013, qui impose des exigences renforcées pour réduire la consommation d'énergie. Les aides publiques soutiennent la transition énergétique, notamment la rénovation des bâtiments. L'inflation augmente le coût des matériaux, rendant certains projets trop chers et entraînant retards ou annulations. Les évolutions démographiques influencent également la demande en infrastructures. Le secteur se modernise avec l'IA et la digitalisation : robots de chantier, impression 3D, optimisation des plans, réduction des émissions de CO₂ et amélioration de l'efficacité énergétique. Enfin, les entreprises du bâtiment doivent respecter le droit du travail : sécurité, hygiène, horaires, contrats, salaires et obligations professionnelles.
Selon l'INSEE, en 2023, les marges brutes moyennes dans le domaine de la construction étaient de 22.8%. Les investissements nécessaires pour une entreprise dans ce dernier domaine sont le matériel pour les chantiers, des véhicules, les matériaux, de la main d'œuvre ainsi que des formations, des logiciels pour la modélisation, la gestion de chantiers ou pour les devis et factures par exemple, puis, des locaux. La valeur ajoutée par employé en 2023 est : VA / employé = 128Mds / 1 567 700 = 81 648 Donc, la valeur ajoutée par employé en 2023 était de 81 648€. D'après l'INSEE, en 2023, Le taux de valeur ajoutée (VA / CA) était de 31.15%. Le secteur de construction évolue sous l'influence de grands changements économiques, technologiques et sociétaux. A moyen et long terme, les entreprises doivent anticiper les évolutions majeures de leur environnement. Elles peuvent saisir de nombreuses opportunités de croissance, par exemple grâce à l'innovation, la digitalisation et à l'ouverture vers l'international. Ces perspectives s'accompagnent aussi de risques comme une concurrence étrangère forte et des réglementations qui évoluent. Ils doivent donc s'adapter aux grandes transitions actuelles comme la transition digitale et numérique qui impose l'utilisation des technologies comme l'IA, la transition écologique avec de nouvelles normes environnementales à suivre et les transformations sociétales comme les nouvelles attentes des consommateurs avec l'évolution du marché du travail.